Terre-i-stoires

31

janvier
Dates
  • 30 mai au 27 septembre 2020
Lieu
  • MINÉRO - MUSÉE DE THETFORD / KB3
Catégorie
  • EXPOSITION À VENIR

Description

Circuit d’interprétation de la MRC des Appalaches

En 2014, grâce au financement du ministère  de la Culture et des Communications et de la Société de développement économique de la région de Thetford (SDE), le Musée minéralogique et minier de Thetford Mines (Musée Minéro) a réalisé un inventaire des sites miniers de la MRC des Appalaches.

 

Cet inventaire regroupe 58 sites d’intérêt patrimonial et historique qui se rapportent tous à l’exploitation de ressources naturelles, telles que l’amiante, la stéatite, le chrome, le talc et bien d’autres encore. Il répertorie et documente des bâtiments et des personnages importants dans l’histoire régionale.  

 

En 2016, parmi les 58 sites, trois (3) premiers sites ont été retenus pour accueillir des panneaux d’interprétation (bornes), qui parlent de leurs histoires et qui montrent leurs beautés.

 

Sur le Web ou en voiture, partez à la découverte de ces sites patrimoniaux !

 

Visites virtuelles : 

http://bit.ly/2rb6Uau

 

Répertoire du patrimoine culturel du Québec :

www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

 

 

Mine Boston

Exploitée entre 1908 et 1923 par la compagnie Boston Asbestos Mining Co., il ne subsiste aujourd’hui de la mine Boston que son excavation, un entrepôt et une halde de mort-terrain. Accessible par le Sentier des mineurs près d’East-Broughton, plusieurs belvédères offrent des points de vue sur l’ancienne exploitation. L’excavation, mesurant approximativement 600 m de long, est aujourd’hui remplie d’eau. Quelques paliers sont encore visibles sur une des parois. La halde de mort-terrain est située à proximité de l’excavation.

 

​L’entrepôt appartenant à la mine est situé sur la 13e rue Ouest à East-Broughton. Avantageusement situé près de la voie ferrée du Canadien Pacific, il a dû servir à entreposer les sacs d’amiante en vue de leur expédition par train. Le bâtiment est utilisé depuis les années 2000, par l’Association Chasse et Pêche, fondée le 25 mai 1967 et dont les activités se déroulent à l’excavation inondée de la mine. Il a été entièrement rénové par l’Association et son revêtement de bardeaux d’amiante a fait place à des planches de bois. Une annexe a également été construite du côté droit. De plus, les fenêtres ont été remplacées par une chatière et la porte de garage a été déplacée du côté gauche de la façade. Entre la mine et l’entrepôt, sur la 13e rue Est, se trouve une halde de résidus apparemment isolée de toute exploitation minière. Elle a pu être alimentée par la mine Boston.

Le gisement exploité par la mine Boston fait partie du feuillet de Pennington, formation géologique associée à de nombreuses mines de talc, quelques mines d’amiante et la mine de cuivre entre Thetford Mines et Tring-Jonction. Ce feuillet est une longue bande de péridotite altérée par infiltration d’eau en serpentinite, d’environ 300 m d’épaisseur. L’antigorite, le chrysotile et le talc ont ainsi pu se développer dans la serpentine par suite de fractures et d’associations minérales causées par la pression intense subie par la roche. Lors de la mise en activité de la mine Carey, en 1955, l’excavation de la mine Boston est identifiée comme faisant partie du gisement B mais l’exploitation du site n’est pas poursuivie.

Dans les années 1950, le puits de la Boston est utilisé par de nombreuses personnes comme plage publique. Ce lieu de villégiature improvisé, permet aux gens d’East-Broughton de s’y baigner et de pique-niquer en famille. Cette utilisation du site perdure encore de nos jours. En effet, depuis 1993, l’Association Chasse et Pêche ensemence de 12 000 à 15 000 truites par année, ce qui en fait un lieu de pêche prisé. La circulation d’eau dans l’excavation se fait grâce à une chute et à un réseau souterrain, permettant ainsi d’abaisser le Ph de l’eau à un niveau acceptable pour la vie et la reproduction des espèces aquatiques. 

La compagnie Boston Asbestos Mining Co. qui a opéré la mine Boston est incorporée en 1907 et débute ses opérations en 1908 avec un capital de 300 000 $. L’année suivante, elle vaut un demi-million de dollars. Cette compagnie, dont le siège social est situé à East-Broughton, est entièrement canadienne-française. La mine a été en activité de 1908 à 1923, sous la présidence du Dr Ernest Cliche. L’office de la mine Boston qui était situé à East-Broughton en 1909 est maintenant détruit. Des bureaux de la compagnie se trouvaient également à Lévis.

Débutant le 20 juin 1908, la construction du moulin se fait très rapidement : le 19 septembre de la même année, la transformation du minerai commence. En plus du moulin, construit sur la moitié ouest du lot, de l’atelier de forage et du hangar, neuf autres bâtiments sont bientôt construits sur le site de l’exploitation. De nombreux viaducs servent aussi au transport du matériel minier. À cette époque, la mine emploie 100 hommes. Des journalistes invités en 1909 à visiter la mine font ces commentaires intéressants : « la profondeur de la mine est d’une centaine de pieds; on y descend par une échelle que les mineurs escaladent facilement. Les larges puits laissaient sortir des richesses abondantes qui scintillaient sous le pic du mineur. » (Le Soleil, 7 août 1909) Au cours des premières années d’exploitations, en hiver, le minerai est transporté par voiture au moulin, sur une distance de 1,2 km. Bientôt, la compagnie envisage de construire un chemin de fer à voie étroite, ou d’installer un telphérage funiculaire (système de téléphérique à deux câbles électriques alimentant du même coup les moteurs des navettes, breveté en France en 1906). Elle opte finalement, comme la plupart des mines d’amiante, pour un système de treuils avec derrick à câble et un chemin de fer incliné jusqu’à celui-ci.

Le moulin est situé près de la ligne principale du Québec Central Railway, à 800 mètres de la gare d’East-Broughton. Il a une capacité de 300 tonnes et est opéré par deux équipes. Le bâtiment de trois étages a une superficie de 47,6 par 15,25 mètres. Il contient les principaux appareils et machines suivantes : un séchoir Campbell (en tubes), deux concasseurs à mâchoires actionnés par une machine à vapeur de 50 chevaux, un concasseur rotatif, deux pulvérisateurs et deux cyclones avec les accessoires. Le moteur du moulin est une machine à vapeur Corliss « Jenckes » de 300 chevaux. L’installation de force motrice se compose de deux chaudières tubulaires horizontales de 150 chevaux chacune, de marque Jenckes. Le reste de l’établissement comprend en 1911 : un atelier de forge et de réparations générales, un bureau et la résidence du gérant.

L’incendie du moulin et du hangar en 1922, dont les dégâts sont évalués à 150 000 $, précipite la fermeture de la mine l’année suivante. De nos jours, aucun bâtiment ne subsiste. Sur le sentier des mineurs qui permet de découvrir l’excavation de cette ancienne mine, on observe d’abord une halde composée de mort-terrain qui se recouvre progressivement de végétation. La composition de cette halde témoigne des techniques artisanales d’extraction du minerai employées à la mine Boston. Les mineurs devaient en effet forer la roche avec des barres de fer et des massues avant de procéder au dynamitage. Ces travailleurs séparaient ensuite à la main, à l’aide de masses, l’amiante de la roche dans une opération appelée gobage. Plus loin sur le sentier, des belvédères permettent de contempler l’excavation mesurant approximativement 600 m de long, aujourd’hui remplie d’eau. On remarque que l’extraction s’est faite en escalier du côté est de l’excavation. Les autres parois, exploitées de la même manière, se sont affaissées.

Source: http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=200849&type=bien#.WSw7N-s1_cs 

 

Mine Flintkote

L’ancienne mine Flintkote est située dans la municipalité de Thetford Mines. Exploité pour l’amiante chrysotile, son gisement a été découvert en 1886, à la suite de travaux de prospection. Le docteur James Reed est le premier détenteur des droits miniers. Par la suite, l’exploitation appartient à la compagnie américaine Flintkote Mines Company. Il ne subsiste aujourd’hui de cette mine que son excavation remplie d’eau turquoise, une halde de résidus miniers ainsi que les fondations de l’usine situées au nord-est de l’excavation. Les fondations de l’usine sont en béton et s’étendent sur plusieurs mètres. Sur ce lieu, on retrouve aussi des pièces d’équipement en métal.

​La fosse à ciel ouvert de la mine a une longueur de 610 mètres et une largeur de 61 mètres. Les parois de l’excavation forment un escalier géant qui descend à plus de 76 mètres de profondeur. Les paliers, d’une quinzaine de mètres de haut, correspondent au processus de minage, qui est la méthode conventionnelle par gradins employée dans les puits à ciel ouvert. Le fond est couvert de minerai d’amiante et de débris restants de l’exploitation (rails, boîtes électriques, etc.). Les falaises et les formations rocheuses sont spectaculaires.

​Cette mine fait partie du feuillet de Pennington, une longue bande de péridotite altérée en serpentinite et talc d’environ 300 mètres d’épaisseur qui s’étend du sud-ouest au nord-est, sur environ 32 km entre Thetford Mines et Tring Jonction. Ce phénomène géologique est responsable de la présence de gisements d’amiante, de talc et de cuivre, qui a donné lieu à l’activité minière dans la région.

L’excavation de la mine Flintkote est un endroit très réputé pour son eau turquoise et sa limpidité. Cette couleur est due aux molécules d’eau et à de très fines particules en suspension qui renvoient les longueurs d’ondes bleues et vert pâle de la lumière solaire. Comme le fond de roche est clair notamment en raison d’un dépôt d’oxyde de magnésium, la couleur perçue est turquoise vif, comme dans les caraïbes. De plus, l’eau du puits provient de la pluie et de la nappe phréatique. Il n’y a alors pas d’apport extérieur de matières organiques ou minérales pour troubler sa limpidité et changer sa couleur comme dans les lacs de la région. Cette caractéristique en fait un site attrayant pour la pratique de la plongée sous-marine. Un festival se tient en août durant lequel il est possible de découvrir une série d’oeuvres d’art installées sous l’eau.

Le gisement de cette mine d’amiante chrysotile a été découvert en 1886 à la suite de travaux de prospection. Le premier détenteur de droits miniers a été le docteur James Reed, un pionnier de l’industrie minière au Québec. Des travaux de préparation du site en vue de son exploitation y ont été effectués jusqu’en 1895. Toutefois, ce n’est qu’à partir de 1939, que le gisement suscite un réel intérêt alors que la compagnie Reed Realties reprend le flambeau en effectuant des fosses de prospection. Au début de janvier 1945, la Flintkote Mines Company entreprend la construction de son plan minier. Préalablement, à l’automne 1944, cette compagnie avait procédé à quelques travaux d’exploration sur ce terrain, principalement par des sondages au diamant. Vers la fin de janvier, elle avait décidé de faire des travaux sur le gisement d’amiante et de l’exploiter par la méthode d’excavation à ciel ouvert.

Au début de l’année 1945, la compagnie se procure la plus grande partie de la machinerie nécessaire à l’usine de Black Lake de la Wartime Metals Corporation (projet Chromeraine), et pousse activement la mise en valeur du terrain. Au mois de juillet, elle termine la construction d’une ligne de transmission d’énergie électrique alimentant la mine et elle installe des transformateurs. Au mois d’août, elle bâtit les fondations des broyeurs et des séchoirs et elle poursuit l’excavation nécessaire à la construction des fondations de l’atelier. Entre-temps, elle met à exécution un programme de sondages d’exploration au diamant. Des pelles mécaniques enlèvent le mort-terrain de la surface projetée du chantier à ciel ouvert. En 1946, le moulin est complété et l’exploitation débute. L’extraction est effectuée en continu grâce au moulin qui pouvait traiter jusqu’à 2 000 tonnes de minerai par jour. Au cours de son exploitation, elle faisait travailler jusqu’à 250 personnes.

Vingt-cinq ans plus tard, le 3 juin 1971, la Flintkote Mines ltd annonce à ses 131 employés que les opérations à la mine et au moulin vont cesser le 31 décembre. Il était devenu impossible pour la compagnie d’exploiter de façon économique le gisement.

La Flintkote Compagny, qui a opéré la mine, a été l’un des plus grands fabricants de produits à base d’amiante aux États-Unis jusqu’en 1982, date à laquelle elle cesse sa production. En plus de l’inclure dans l’asphalte et les bardeaux, elle l’utilisait aussi dans les revêtements extérieurs, les tuyaux, le gypse et le papier. En 1963, elle avait ouvert une usine de fabrication de tuyaux d’amiante-ciment, la « Flintite » (opérée par sa division Orangeburg Manufacturing Company) à Ravenna, en Ohio. Ces tuyaux étaient composés de 25 % d’amiante chrysotile. À noter que le plus large pourcentage d’amiante chrysotile utilisé dans ses produits provenait de la mine Flintkote. Faisant l’objet de plusieurs poursuites, la compagnie a fait faillite en 2004, soit plus de vingt ans après la fin de ses activités de production. 

Source: http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=200859&type=bien#.WSw75us1_cs 

 

Mine Normandie

L’ancienne mine Normandie présente un complexe de bâtiments spécialisés assez complet. L’ensemble illustre les différentes étapes du traitement de l’amiante chrysotile. Elle est située à Vimy Ridge, dans la municipalité régionale de comté (MRC) des Appalaches. Le gisement de la mine Normandie fut découvert en 1946. Cependant, la production ne commence seulement que quelques années plus tard, soit en 1955. Le gisement exploité par la mine Normandie se distingue par un système de veines d’amiante parallèles appelé « structure rubanée ». La fibre est semi-rude et de longueur variable, mais comporte surtout des fibres longues et intermédiaires.

​Le minerai extrait de l’excavation par camion était d’abord traité au concasseur primaire situé près de celle-ci. Aujourd’hui détruit, il ne subsiste que les fondations de ce bâtiment. Des convoyeurs, maintenant détruits, passaient par dessus le chemin Vimy. Ils acheminaient le minerai concassé à la réserve de pierre mouillée, au séchoir, puis à la réserve de pierre séchée. Cet immense réservoir, à la forme d’un prisme triangulaire, a une capacité de 30 000 tonnes. Le minerai sec était ensuite traité au moulin. Construit en 1954, le moulin de huit étages est d’une capacité de 6 370 tonnes par jour. Derrière celui-ci, se trouve l’entrepôt de sacs d’amiante aménagé le long de la voie ferrée appartenant à la compagnie. La plupart de la production de la mine était acheminée par train ou camion sur rails jusqu’à Saint-Joseph-de-Coleraine pour y être transférée sur d’autres voies ferrées en direction de ses acheteurs. Le chevalement dispose encore de son bâtiment des treuils. Les deux sont demeurés fonctionnels malgré qu’ils n’aient jamais été utilisés pour l’exploitation du gisement. Enfin, un garage et un atelier sont aussi présents sur le site. La majorité des bâtiments sont recouverts de bardeaux d’amiante-ciment.

L’immense carrière qui mesure 300 mètres de longueur sur 500 mètres de largeur, comprend une dizaine de paliers d’une quinzaine de mètres de haut. Ces paliers témoignent de l’utilisation de la méthode de minage conventionnelle par gradins employée dans les puits à ciel ouvert. Contrairement à plusieurs autres mines de la région qui ont étendu la superficie de leur excavation de manière à pouvoir creuser plus profondément, la mine Normandie a conservé l’inclinaison à 45 degrés de ses parois et a été forcée de cesser l’exploitation de son puits en 1977. La mine ferma définitivement ses portes en novembre 1985.

Reposant sous un épais recouvrement de mort-terrain, le gisement Normandie a été découvert en 1946 à la suite de quelques forages d’exploration. Le développement de la mine commence en 1953 et se poursuit en 1954 avec la construction d’une usine d’une capacité de 6 370 tonnes. La production débute l’année suivante.

Dès 1961, la mine fonctionne 24 heures par jour, six jours par semaine. En moyenne, 21 000 tonnes de roc sont extraites pour 7 000 tonnes de minerai par jour. Les ateliers de séchage et de broyage, d’une capacité de 450 tonnes de minerai à l’heure sont en opération cinq jours par semaine. Le moulin en traite en moyenne 5 000 tonnes par jour. Le tri et le nettoyage des fibres sont ensuite effectués par des tamis ainsi que des trieuses et des aspirateurs.

Un gisement adjacent, dénommé Penhale, est découvert en 1965 à la suite d’indices obtenus par forage au diamant. Celui-ci repose sous un recouvrement de roche stérile de 244 mètres à son point le plus près de la surface. En 1970, un puits d’exploration de près de 500 mètres est creusé. En 1973, les réserves de minerai du gisement étaient estimées à 22 millions de tonnes, mais celui-ci n’a jamais été exploité. Le nom du gisement a été donné en l’honneur d’une famille longtemps associée à l’exploitation minière dans cette région. Matthew Penhale fut un des pionniers des mines de Black Lake. En 1889, son fils John, alors âgé de 23 ans, devient directeur de la mine Fréchette-Douville à Black Lake. John sera également ingénieur et assistant-gérant de l’Asbestos Corporation ltd., et son fils Alfred Loyd Penhale lui a succédé comme président de la même compagnie.

En 1974, environ 2 400 tonnes de pierre stérile sont encore triées et séparées du minerai à la main à chaque jour. La production journalière du moulin passe à 7 500 tonnes de pierre par jour. La fibre nettoyée et classifiée est ensuite envoyée dans des réservoirs situés au-dessus des machines à ensacher. Puis, tous les sacs de fibre sont empilés et chargés sur les trains qui empruntent la voie ferrée de la compagnie vers Saint-Joseph-de-Coleraine d’où ils sont acheminés vers plus de 70 pays.

La mine emploie 400 personnes en 1974 dont seulement 36 sont des employés salariés réguliers. Les postes sont répartis dans les différentes divisions, c’est à dire le minage, le concassage et le séchage, le moulin, le bureau ainsi que la maintenance. Ce dernier département est divisé en deux groupes : l’équipement du complexe et l’équipement mobile. Le premier comprend les ateliers de ferblantiers et de menuisiers et s’occupe de tout l’équipement à partir du concasseur jusqu’au dépôt de sable. La section de l’équipement mobile a à sa disposition un atelier d’ajustage mécanique (« machine shop ») et un garage bien équipés pour remettre en marche le plus rapidement possible les camions, foreuses et pelles électriques endommagés. Les deux divisions sont complétées par un magasin approprié possédant un inventaire de pièces de rechange pour une période variant de 3 à 6 mois.

La mine a été exploitée entre 1955 et 1985. Chaque année, un total de 3 230 000 tonnes étaient extraites du puits et la production annuelle de la mine Normandie était de l’ordre de 100 000 tonnes d’amiante. La méthode de minage par gradins a limité l’expansion latérale de l’excavation et provoqué l’épuisement du puits en 1977. Son moulin a alors été alimenté par le minerai provenant de la mine King-Beaver qui lui parvenait par un tunnel construit sous la route 112. La fermeture définitive de la mine, sept ans plus tard, a été précipitée par la rationalisation des opérations minières rendue nécessaire par la crise économique et l’amplification du dénigrement de l’amiante. Ainsi, les mines Nationale, King-Beaver et Normandie, devenues moins rentables, sont fermées par la Société Asbestos ltée. afin de laisser la possibilité aux autres de fonctionner à pleine capacité.

Source: http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=201484&type=bien#.WSw8mus1_cs